La vie des hauts
J’ai déjà tout raconté à notre arrivée en Californie, je ne vais donc pas vous resservir le commentaire. Mais comme j’ai enfin monté les images qui bougent, et que c’est tout de même plus chouette, voici quelques extraits de notre périple à travers les hauts plateaux de l’Arizona, jusqu’à Los Angeles. Sans plus de bla bla :
On Our Way To L.A from Jean on Vimeo.
Bleu Citron
En attendant une exploration plus profonde des secrets californiens, je me suis aventuré au fond du jardin (au moins 5 mètres !) histoire de voir ça de plus prêt. Ben oui, un citronnier avec des fleurs bleues, ça surprend non ?
Je ne suis pas expert et n’ai jamais profité d’un citronnier à domicile, mais je crois bien que c’est blanc, une fleur de citronnier. Et puis en général, s’il y a des fleurs, il n’y a pas de citron. Et quand il y a des citrons, il n’y a plus de fleurs, Non ?
Mystère percé : on dirait qu’il y a une autre plante qui pousse sur mon citronnier, qui elle, fait des fleurs bleues. Je ne sais pas si le citronnier est bien content d’être refleuri de la sorte, mais je vais laisser grimper les fleurs bleues, parce que c’est joli et ça me rappelle trop… cadéro ! (1978, ça ne nous rajeunit pas)
Enfin c’est joli tant qu’il y a des citrons. Parce que ce week-end, on fait sorbet citron !
Moving In
Il est arrivé hier midi, le beau camion de Graebel Movers (« Peace of Mind, Worldwide »). Avec « seulement » quinze jour de retard, soit $2.250 de pénalités (hé ! hé !).
Malgré cette compensation substantielle, je suis bien content de retrouver mes affaires. La cure de zen a ses limites. Mais ce sont surtout les deux petits drôles qui sont contents. C’est Noël au mois d’août : les vieux jouets oubliés qui ont fait le voyage de Pittsburgh parce qu’on n’a pas voulu les abandonner à Sunnyside Daycare (ne me dites pas que vous n’avez pas vu Toy Story 3 !) retrouvent une nouvelle jeunesse. Les vieux Kaplas redeviennent châteaux et catapultes, les vieilles poupées sont rhabillées, et la carapace de limule ramassée sur la plage de Cape May l’année dernière retrouve une place sur l’étagère (si vous ne savez pas ce qu’est une limule, c’est la chose qu’on voit à 1’04 dans la video). Sérieusement, je l’aurai bien « oubliée » à Pittsburgh celle là. Beurk !
Pour ma part, je suis tout excité de retrouver ma grande copine du matin, Nespresso, qui m’a cruellement manqué depuis notre départ de Pittsburgh, ainsi que mon grand copain du soir, iMac, qui décidément est aussi facile à déballer qu’il a été à remballer. Malgré toutes les qualités de l’iPad (et au cours de ces quatre semaines, j’ai vraiment pu toutes les apprécier !), c’est quand même drôlement plus confortable de bloguer sur un « vrai » ordinateur.
Maintenant que la maison est pleine de cartons, fini le week-end les pieds dans l’eau : on déballe, on remonte et on rebranche. Et bien sûr, comme à chaque fois qu’on s’installe dans une nouvelle maison, c’est quand les meubles arrivent qu’on s’aperçoit qu’ils ne collent plus tous dans le décor (darn it! qu’est-ce qu’on va faire de cette grande table ?), qu’il manque « juste un truc » pour remplir ce petit coin qui fait tout vide (re-darn it! encore un chèque à lourder chez Ikea), et surtout, que JAMAIS les prises télé, Internet et téléphone ne sont placées au BON endroit. Jamais.
On dirait que les américains font tout dans la cuisine. C’est là qu’on trouve le plus de prises. Maintenant, bien qu’il soit extrêmement pratique de pouvoir regarder la télé, surfer sur Internet et téléphoner à maman tout en faisant péter le pop-corn, je ne suis pas fan des traces de gras sur mon clavier d’ordinateur, et je redoute l’effet combiné de Nickolodeon et de la proximité du frigo sur le poids de forme des enfants (parce que moi bien sûr, je ne suis jamais tenté par… Nickolodeon !). Il a donc fallu trouver une solution, et 169 dollars (re-re-darn it).
C’est le prix de l’Airport Extreme que je viens d’installer pour créer un réseau sans fil assez puissant pour servir la télé et les ordinateurs à bonne distance du frigo (c’est pas que je veuille à tout prix engraisser l’Apple Store, mais le frigo WiFi est vraiment hors de mes moyens). La bonne nouvelle, c’est que ça marche. Je vais pouvoir bloguer du salon pendant que iCarly fait son web show dans la family room, et sans odeur de pop-corn. Trop high tech ! Et finalement assez « zen »…
C’est quoi ce bordel ?
Je n’ai pas eu souvent l’occasion de suivre l’actualité française ces derniers temps, et j’avoue que ça ne me manque pas trop. Mais quand l’actualité française s’anglicise, elle me rattrape plus vite que je ne vais la chercher. Difficile de passer à côté.
Imaginez donc ma surprise aujourd’hui apprenant que mon beau pays natal vient tout simplement de sombrer dans le fascisme le plus terrifiant. Ma démocratie chérie à moi, inspiratrice des libertés et mère des droits de l’homme ? Allons donc !
Et pourtant la Une du Times est formelle aujourd’hui : « Sarkozy ranime le souvenir de la Gestapo ». Rien de moins. Incrédule, je jette un petit coup d’oeil à Wikipedia quand même, histoire de me rafraîchir la mémoire. Un journal de la réputation du Times ne peut sans doute pas utiliser ce type de comparaison à la légère ! La Gestapo apprends-je, est donc bien cette police secrète opérant sans contrôle judiciaire, et exemptée de toute responsabilité administrative, sous les ordres directs du chef S.S. Heinrich Himmler. Mazette. Je soupçonnais que Sarkozy ne soit pas un enfant de coeur, mais tout de même, Heinrich Himmler ? Vraiment ? What the f*.k ? …comme on dit chez nous !
Et puis je lis l’article. Je verse ma larme sur l’histoire de Benjamin, 14 ans, qui voulait aller à l’école et devenir mécanicien avant de se retrouver dans un gymnase en attente d’être expulsé du territoire. Ma tension monte. Mon pays s’apprête-t-il vraiment à envoyer Benjamin dans un camp de la mort quelque part dans un pays étranger après l’avoir rasé et privé de sa mère ? Je dévore la fin de l’article, prêt à entrer en résistance pour sauver la nation du vieux maréchal gâteux qui la dirige s’il le faut. Sans blague !
Je ne retrouve un peu de mon calme que vers la fin de l’article, qui explique (enfin !) que Sébastien et sa famille étant entrés en France illégalement — sans prendre la peine de sonner à la porte — le gouvernement français s’apprête à les renvoyer chez eux faire la queue au consulat pour demander un visa comme tout le monde, et avec les remerciements du contribuable français sous la forme d’un chèque de 300 euros pour pouvoir s’offrir le billet retour le cas échéant, en toute légalité. J’en connais qui auraient apprécié que la Gestapo agisse de même, effectivement. Mais ce n’est vraiment pas le sens du titre de l’article !
L’opération d’expulsion de masse d’immigrés clandestins est sans doute révoltante, outrancière, et politiquement douteuse. Mais franchement, la Gestapo ? Vraiment ?
Je ne m’étonnais plus des dérives de mauvais goût de Glenn Beck qui, sur Fox News, ne rate pas une occasion de comparer l’Amérique d’Obama à l’Allemagne de Hitler (si ! si ! c’est possible !), mais je ne pensais pas que le virus « Beck » puisse s’exporter en Europe, à Londres, où l’on doit mieux connaitre le sens des mots S.S, nazi et Gestapo. Je me trompais. News Corp, propriétaire du Times en Grande Bretagne et de Fox News aux U.S.A, ne prend visiblement plus la peine de « localiser » ses contenus.
PS. Ce qui est amusant (faut bien rigoler), c’est que je pensais jusqu’à ce jour que Ruppert Murdoch, propriétaire de News Corp, et Sarkozy étaient copains comme cochons !
Camping trois étoiles
Non, je ne suis pas l’heureux possesseur d’un Spyder (pas encore). Mais le contraste avec la carcasse du pick-up Chevrolet 3100 illustrant l’article précédent m’a fait sourire. Changement de décor : bienvenue en Californie !
Après deux week-ends d’exploration, impossible de passer à côté des clichés. La plage de sable blanc style « Malibu » ? Elle est bien là. Les bans de surfeurs barbotant au coucher du soleil pour se faire la dernière vague ? Vu. La décapotable les cheveux aux vents ? Commun. Les centres commerciaux rutilants et gorgés de boutiques de luxe ? Vu (et chèrement payé).
Je m’étais rendu fréquemment dans la région pour le boulot avant notre installation, et tout ça n’est pas vraiment nouveau. Sauf que ça fait désormais partie de mon quotidien, et ça, je ne le réalise pas encore bien. Je ne sais pas si c’est parce que je m’installe dans mon nouveau job et que je ne vois passer mes journées, ou parce qu’on est encore au mois d’août et qu’il plane comme un air de vacances, mais chaque jour qui passe me semble exceptionnel, comme une parenthèse gagnée sur « la routine » qui va bien finir par arriver…
Il faut dire que côté ménage, on n’est pas encore vraiment installé non plus. Le déménageur — « Graebel Van Lines : Peace of Mind, Worldwide » * — n’est toujours pas arrivé avec nos affaires. Deux semaines de retard sur la date annoncée. Bonjour la « tranquillité d’esprit » ! Je commence à me demander si le slogan de la société ne se réfère pas plutôt au zen d’une maison vide, sensée développer la paix de l’esprit en attendant le mobilier superflu (comme… un lit par exemple ?).
Le bon côté, c’est que Graebel (avec un nom pareil, nos meubles sont sûrement en train de transiter par la Hollande), après s’être confondu en excuses pour le retard (c’est toujours agréable), nous reversera une indemnité de $150 par jour de retard. De quoi mieux profiter des boutiques et des restos californiens.
Bref, on est toujours en transit. Un transit bien agréable malgré tout. C’est quand on n’a rien qu’on réalise qu’on n’a pas besoin de grand chose (bon d’accord, une bagnole pour sortir et un matelas pour dormir, du soleil et une piscine pour se détendre, et 150 dollars de chez Graebel pour les margaritas, ça aide tout de même bien à passer le temps !). C’est du camping, mais trois étoiles s’il vous plait !
Et puis comme je n’ai pas encore de cartons à déballer et de fils à brancher, j’ai bien profité de la semaine pour m’occuper du lifting annuel de ce blog avec un thème adapté d’un modèle fraîchement sorti de mon usine préférée, The Theme Foundry. Au rayon des nouveautés : la galerie photos désormais intégrée au blog, un outil de traduction automatique pour les copains américains laissés à Pittsburgh, et le début d’un blogroll (pas exhaustif mais que je vais essayer de garder vivant avec uniquement des blogs que je visite vraiment). J’espère que ça vous plaira ! Reste probablement quelques bugs ici et là. Vos commentaires sont bienvenus si vous en trouvez !
* Grabel Van Lines : « la tranquillité d’esprit, dans le monde entier »
Hello L.A
Ben voilà. On y est. Première semaine en Californie. Celle du Sud avec les palmiers et les bimbos. On est arrivé dimanche dernier, après une petite traversée du pays histoire de remonter dans le temps et se rejouer la ruée vers l’Ouest façon cow boy d’abord, puis façon Harley.
En réalité on a surtout vu ça de très haut, en faisant l’essentiel du voyage en avion jusqu’à Phoenix. Notre périple se sera donc limité à quelque 800 kilomètres en voiture pour traverser l’Arizona jusqu’en Californie puis Los Angeles. Pas tout à fait une traversée de l’Ouest à cheval et en cariole mais l’ambiance était là : Sedona, pour les cactus et sentir les indiens Navajo prêts à fondre sur la caravane de colons pris au piège des canyons de rocs rouges ; Grand Canyon, pour imaginer la tronche du colon face à ce rift infranchissable apparaissant subitement sous ses pieds après l’interminable traversée du plateau du Colorado (et quelques magnifiques orages de chaleur) ; un petit bout de Route 66, pour les carcasses de tôles abandonnées dans les années 50 après une rupture de radiateur épuisé par une traversée du désert à tombeau ouvert ; le désert Mojave, pour l’angoisse de la panne de clim (et sans photos perso, parce que trop chaud pour sortir de l’auto) ; et enfin, le passage des montagnes de Santa Monica et l’arrivée sur Los Angeles, sous la brise rafraichissante du Pacifique.
Quelques jours de voyage seulement, mais le plein d’aventure et de splendides images dans la tête pour faire la transition avec l’industrieuse Pittsburgh et les grasses vallées de Pennsylvanie.
Les déménageurs censés arriver quelques jours après nous n’étant toujours pas arrivés, on campe tant bien que mal dans ce nouveau chez-nous depuis le début de la semaine. Heureusement la région, et la saison, se prête bien à la vie de plein air (rien à voir avec notre arrivée il y a quatre ans à Pittsburgh en hiver et sans chauffage !). En dehors de l’absence d’un vrai lit pour passer la nuit, la proximité de la plage, des malls et des cinémas rend l’attente du « gros » de nos affaires tout à fait supportable. Le « cable guy » étant passé connecter ses machins le lendemain de notre arrivée, ça me permet même d’alimenter ce blog les pieds dans l’eau, en attendant le canapé ! Si ce n’était le réveil à 7h30, je me sentirai presque en vacances avec ce palmier au fond du jardin qui me nargue à l’heure ou j’avale mon café avant de partir au boulot.
Et puis sans rien à installer dans la maison en attendant notre camion, ce week-end s’annonce parfait pour aller découvrir le coin. Cheveux aux vent. Parce que c’est la Californie et que tant qu’à devoir acheter une nouvelle bagnole cette semaine, j’ai pris l’option toit ouvrant panoramique pour le soleil et la brise ! Reste à trouver des planches de surf à mettre sur le toit pour un peu d’ombre… Elle est pas belle la vie ?
Je remballe

Et voilà. On remballe. Adieu Pittsburgh. Direction plein Ouest. Fini la Pennsylvanie, à nous la Californie ! Ceci est mon dernier post de Pittsburgh. Demain, je remballe le Mac et on coupe Internet. C’est d’ailleurs à peu près tout ce qui me reste à emballer. Et ce sera rapide, ça. Parce que côté emballage, j’ai passé mon dimanche à maudire toute cette électronique de merde qui ne rentre jamais plus dans son carton d’origine parce que c’était prévu pour être déballé, pas remballé. Je hais les kilomètres de cable qui ne rentrent plus dans le carton parce que bien sûr ils ne sont plus aussi bien pliés que sortis d’usine. Je conchie les fabricants de télé japonais qui requièrent un mastère en Légo pour repositionner les petits bouts de polystyrène à leur emplacement d’origine pour pouvoir refermer le carton. Et je ne parle pas du petit électroménager taïwanais ! Comment font-ils pour faire tenir de si gros objets dans de si petites boîtes ? On dirait que le plastique asiatique se dilate une fois sorti des cartons. Impossible de l’y remettre.
Alors je béni Apple pour faire des ordinateurs en seul morceau et avec un seul fil, et surtout pour leur sens aigu du packaging, avec des boîtes qui épousent la forme des objets qu’ils sont sensés contenir ! Et je béni Cabasse pour faire des cartons épais et des mousses où tout tient bien en place sans faire bling bling quand on le balade à travers un continent. On n’y pense jamais quand on l’achète, mais le packaging haut de gamme, c’est bien quand on déménage souvent !
J’aimerai être déjà arrivé. Je déteste les transitions. On essaie de profiter encore un peu de Pittsburgh et de sa si belle région, mais le coeur n’y est pas. Il faut tout faire très vite, vite revoir les amis une dernière fois, vite aller dîner à ce petit resto qu’on a adoré, vite refaire une balade dans ce coin si joli, vite, vite, vite… J’ai adoré ces quatre années à Pittsburgh. Cette ville est attachante. Industrielle et technologique, rurale et culturelle, moderne et authentique. On regrettera les bons moments passés ici et même (un peu) les hivers si rudes mais si beaux. Heureusement il restera des amis et tant de souvenirs. Des centaines de photos, des heures de vidéo, et toutes les expériences consignées sur ce blog depuis quatre ans.
Et puis c’est sûr, la Californie nous réserve sans doute d’aussi beaux moments ! Sous le soleil et les strass : prochain arrêt L.A ! Il faudra une bonne semaine avant d’être installé là bas (suivez le camion de Pittsburgh à Los Angeles : 4.000 kilomètres !). Mais promis, dès que je retrouve une connexion, je blogue !
Need For Speed
Pittsburgh est située à la rencontre des rivières Monongahela et Allegheny, donnant naissance au fleuve Ohio. Chaque année le 4 juillet – jour de fête nationale – les Powerboats de classe F2 et F3 disputent la finale du championnat américain à la croisée des trois rivières. L’occasion d’un petit reportage vidéo maison que je partage ici. Ces bateaux peuvent atteindre 210 km/h sur l’eau !
Pittsburgh Three Rivers Regatta from Jean on Vimeo.
Marée noire
Pendant que les vrais experts-spécialisés-es-nettoyage-de-marée-noire continuent leur travail dans le Golfe du Mexique (enfin, on imagine qu’ils bossent puisque ça continue à polluer), ces faux experts es nettoyage de café sur YouTube qu’on m’a envoyé ce matin m’ont bien fait rigoler :
Friendship
Nous avons passé quelques jours chez des amis à Friendship, une jolie péninsule du Maine, proche de Union, Liberty, Freedom, Harmony, Unity et Hope (ça ne s’invente pas). C’est peu dire que cette région est accueillante !
Quel accueil ! Les amis, les amis d’amis, leur famille (et toute leur lignée en fait) semblaient s’être réunis pour nous accueillir dans ce petit coin de paradis, loin du bruit. Sans télé, et avec juste assez de barres sur les téléphones mobiles pour les appels essentiels (genre « crssh, oublie pas le lait, crrsshhh… bip, bip, bip »), Friendship est l’endroit idéal pour profiter des amis, sans la coupe du monde (et franchement, quand on rallume le poste et qu’on apprend ce qu’on sait, on ne regrette pas d’avoir raté l’ambiance des matchs de l’équipe de F@*!).
Chit-chat sous le porche au petit déjeuner avec les promeneurs passés dire « bonne jour » en français, tennis sous les pins avant la chaleur de midi, virée en bateau pour un pique-nique sur l’un des milliers d’îlots qui poinçonnent la côte du Maine, cache-cache avec les phoques qui prennent un bain de soleil, petite sieste à la fraicheur des rochers, rêverie sur la jetée au coucher du soleil en attendant le retour des pêcheurs avec leurs homards frais ($3,50 pièce !) à cuire sur leur lit d’algues pour le dîner, rires dans la nuit des enfants qui jouent dehors à « cops and robbers » avec les voisins jusqu’à une heure (trop) avancée : voilà quelques clichés d’une journée idéale à Amitié, entre Union, Liberté, Harmonie, Espoir et Unité. C’est bon, c’est beau, et ça fait un bien fou.
Magique Maine !
Les jolies photos sont là, et la cool vidéo est là.




